Une atmosphère agréable pour les repas aide à contrôler le poids

Deux études montrent que le fait de prendre l’habitude de mâcher lentement donne un sentiment de satiété accru et stimulerait moins l’appétit démesuré sans affecter les besoins nutritionnels de l’individu. En outre, l’une des études indique que le choix de l’environnement social influence l’alimentation de l’individu. Ainsi, un environnement agréable pour les repas permettrait d’éviter l’obésité.

La dénutrition chez la personne âgée est un phénomène qui concerne plus de 2 millions d’individus en France, selon le Collectif de lutte contre la dénutrition. On estime que 1 personne sur 5 dans la tranche des plus de 75 ans sera touchée en 2050 (Source Insee)

Les études menées

La recherche sur la rapidité avec laquelle les aliments sont mâchés a été publiée dans le Journal de l’Académie de nutrition et de diététique. Cette étude a impliqué deux groupes : un groupe composé de sujets ayant un poids normal et l’autre de personnes en surpoids ou obèses.

Il a été indiqué aux deux groupes qu’ils devraient prendre deux repas. Dans l’un d’entre eux, ils doivent imaginer qu’ils n’ont pas de restrictions de temps. Ils pouvaient manger de petites cuillères, en mâchant à plusieurs reprises, en plaçant la cuillère sur la table entre une cuillère et l’autre, et en faisant des pauses. Lors de l’autre repas, les sujets doivent imaginer qu’ils étaient pressés pour une raison quelconque. Ils doivent manger la nourriture avec des cuillères pleines et mâcher rapidement et sans pause.

La dénutrition de la personne âgée correspond à une diminution de ses apports alimentaires, susceptible de provoquer de multiples carences et un affaiblissement de la santé. Le Programme National de Nutrition Santé, précise que la dénutrition peut s’installer progressivement ou rapidement. Certains comportements doivent vous alerter :

La perte d’appétit : si la personne âgée ne finit pas son repas ou si elle le saute par exemple.

La perte de poids : si la perte de poids de la personne âgée est involontaire par rapport à son poids habituel.

Le repli sur soi : si la personne âgée se sent fatiguée et/ou si elle s’isole

L’amélioration de l’alimentation. En établissements hébergeant des personnes âgées. L e temps des repas constituent un moment privilégié et essentiel de plaisir, de sociabilité et de convivialité ; en particulier pour les personnes âgées fragiles résidant en établissements d’hébergement. Ainsi, notre alimentation répond non seulement à des besoins physiologiques, mais revêt aussi une grande importance en apportant à notre corps un plaisir essentiel à notre bien-être et à notre santé. C’est pourquoi le programme national pour l’alimentation (PNA), qui décline en actions concrètes la politique publique de l’alimentation, a souhaité aborder l’alimentation dans toutes ses dimensions et a voulu mobiliser tous les acteurs de la chaîne alimentaire afin notamment d’encourager la conservation de la qualité et l’amélioration des moments de prise des repas au sein des structures hébergeant des personnes âgées.

Améliorer l’environnement des repas autant que les repas eux-mêmes, c’est participer au bien-être de nos aînés les plus fragiles, c’est améliorer leur statut nutritionnel et ainsi retarder leur perte d’autonomie, c’est aussi et surtout stimuler et rendre le plaisir de manger et le plaisir de vivre. Cette démarche concerne l’ensemble des acteurs des établissements accueillant des seniors et n’est pas réservée à quelques-uns : elle doit être une composante à part entière du projet d’établissement, en mettant les besoins et attentes des résidents au cœur de la réflexion. Pour être efficace et avoir du sens, elle doit être collective et collaborative en mobilisant professionnels de santé, professionnels de restauration et administratifs car, comme le dit le logo du PNA, « bien manger, c’est l’affaire de tous ! ».

Régime personnes âgées Conserver une alimentation équilibrée ? Fruits et légumes. Au moins 5 par jour. … Produits céréaliers. Pain, pâtes, riz, quinoa… … Produits laitiers. 3 ou 4 par jour. … Viande, Poisson, Œuf. 1 à 2 fois par jour. … Matière grasse. Il faut en limiter la consommation car très calorique. …sucrés. … Boissons.

L’alimentation, l’exercice physique et la santé. L’activité physique des personnes âgées

Recommandations les personnes âgées de 65 et plus. Pour les personnes âgées de 65 ans ou plus, l’activité physique englobe notamment les loisirs, les déplacements (par exemple la marche ou le vélo), les activités professionnelles, les tâches ménagères, les activités ludiques, les sports ou l’exercice planifié, dans le contexte quotidien, familial ou communautaire.

 

Afin d’améliorer leur endurance cardio respiratoire, leur état musculaire et osseux, et de réduire le risque de maladies non transmissibles, de dépression et de détérioration de la fonction cognitive:

Les résultats des études menées

Il a été constaté que pendant le repas le plus lent, les participants avaient un sentiment de satiété plus important. Une heure plus tard, ils avaient moins faim et ont pris plus de liquides en mangeant, en mâchant lentement.

Au cours de l’étude, il a été observé que le fait de manger lentement n’aidait qu’à obtenir une réduction de calories chez les personnes de poids normal. Selon les chercheurs, cela s’est produit parce que les personnes souffrant d’obésité se sentaient obligées de se trouver dans un environnement où l’on recherchait une alimentation correcte.

La perte de poids chez une personne âgée peut être néfaste.

Les besoins nutritionnels des personnes âgées sont déterminés par de multiples facteurs en lien avec la santé, le degré d’activité physique, la prise alimentaire, la possibilité de préparer et de digérer la nourriture.

Différentes études suggèrent que la perte de poids chez la personne âgée augmente le taux de mortalité. En effet, une perte de poids de 5% sur trois ans est déjà corrélée à une augmentation du taux de mortalité.1 Les personnes âgées s’adaptent moins bien à une diminution calorique et cela a un impact plus grand sur leur état de santé (sarcopénie, cachexie). Au contraire, le surpoids et l’obésité pourraient être plus favorables avec l’âge. L’obésité de la personne âgée augmente-t-elle le risque de morbidité et de mortalité ou au contraire la protège-t-elle ?

L’Organisation mondiale de la santé  dans son intervention définit un sujet comme étant âgé à partir de 65 ans. La prévalence de l’obésité augmente chez les M 65 ans, mais on ne sait pas très bien encore comment la gérer car la réduction des risques liés à la santé par une perte de poids est controversée dans cette population. Au-delà de 80 ans, la prévalence de l’obésité est faible, probablement en raison d’une meilleure survie chez les personnes minces. En effet, le risque de perte de masses musculaire et osseuse est potentiellement dangereux.

Les conclusions tirées

Selon les chercheurs, au moins 15 études montrent que l’environnement social influence les décisions de l’individu. Il a été révélé que si un individu s’identifie comme membre d’une communauté locale et réalise que ce groupe mange de manière saine, alors « cette personne peut manger de manière saine afin de maintenir un sentiment cohérent d’identité sociale. Une théorie que même un médecin valide.

Il est nécessaire de comprendre le comportement des gens et les raisons qui motivent certains comportements. Ainsi, des pratiques peuvent être établies pour contrôler l’épidémie d’obésité et d’autres troubles alimentaires.

En apportant cet apprentissage dans un foyer, il est possible d’inciter toute une famille à être en meilleure santé.

Prise en charge de l’obésité 3 clés pour une prise en charge efficace de l’obésité :

-Travail comportemental (sensations alimentaires, dépistage TCA) -Équilibre alimentaire -Activité physique

Comment créer un environnement calme et agréable pour les repas

Utilisez une nappe propre, une cuisine/salle à manger bien éclairée, évitez le bruit.

Proposez des aliments frais lorsque c’est possible. Même si tout le monde n’aime pas manger, il faut toujours proposer de la salade et d’autres légumes.

Prenez l’habitude de manger en famille, avec des amis, sans pression pour finir de manger, au moins une fois par jour.

Ce qu’il faut faire avec un membre de la famille atteint d’Alzheimer pendant les repas 

Actuellement, cela peut être difficile pour la plupart des familles. Il importe de toujours se rappeler qu’il n’est pas toujours facile non plus d’être patient avec les parents âgés. Mais un environnement agréable à l’heure des repas peut être plus important qu’il n’y paraît.